Le shoegazing

Apparu dans les années 80, le shoe gazing est un courant musical qui appartient au post-rock et qui porte la philosophie bruitiste dans leur approche de la musique. La mélodie et le Bruitisme sont mis en avant; shoegazing fait référence au fait de contempler de manière absente ses pieds et fait donc état de la mélancolie présente dans la musique de ce courant. Les effets électriques de la guitare sont utilisés avec profusion et des enregistrements sont parfois présents dans les chansons. Le groupe Velvet Underground ou encore My Bloody Valentine en sont des grands représentants du mouvement.

Le disque microsillon et le scratching

Avant l’invention du disque microsillon, plus connu sous le nom de disques vinyle, seul le rouleau d’Edison et le disque plat d’Emile Berliner qui le remplaça servaient de matériel d’enregistrement. Mais le disque en polychlorure de vinyle tel qu’on le connait est apparu aux Etats-Unis en 1946. Grace à une tête de lecture, le disque retransmet dans une haut parleur l’information qui constitue la musique sur les deux faces du vinyle. Le disque tourne et la musique joue.

La musique accélère ou décélère donc si on influe sur la vitesse de rotation du disque. Les artistes qui sont toujours prompt à l’exploration et à l’exploitation d’un objet n’ont pas tardé à faire de cette activité une discipline musicale à part qui s’appelle le scratching. Le DJ Grandmaster Flash a développé cette technique et Herbie Hancock l’a popularisé dans sa chanson Rock It. Cette technique est la plupart du temps utilisée avec la platine d’un dj.

 

Machines analogiques et machines numériques

Voici un article universitaire du magazine Gaîté Lyrique qui date du 17 octobre 2011 et qui fait état de l’interéssante évolution de la machine et surtout du rapport de l’homme avec elle: http://www.gaite-lyrique.net/magazine/machines-analogiques-vs-machines-numeriques-deux-visions-de-l-alterite

Voici donc un texte assez intéressant sur le rapport entre l’homme et la machine. L’auteur, Jean-Baptiste Labrune, est diplômé du M.I.T. L’article concerne donc sans surprise majoritairement l’évolution du système informatique, le changement de rapport entre l’homme et les machines qu’il construit, la création de nouvelles optiques de considération scientifiques et technologiques et donc l’émergence de nouvelles philosophies et d’une influence majeure de cette évolution sur le fonctionnement de la société.

Bien que le texte aborde plusieurs domaines, du social à la révolution industrielle, le texte se concentre principalement sur les prouesses techniques des grandes avancées de la technologie numérique. Les autrs sujets sont donc mentionnés en tant que conséquences de telles avancées-la lecture de cette article est donc ardue pour ce qui ne sont pas familier avec  la terminologie informatique. Cependant la philosophie abordée et les enjeux mentionnés sont tout de meme plus compréhensibles que les explications plus poussées, rendant finalement l’article plus accessible qu’il n’y parait.

Le texte se consacre majoritairement à l’évolution de la machine analogique à la machine numérique et ses à répercussions. Il se consacre à l’évolution d’une technologie analogue, qui est une extension d’une fonction humaine, un boulier pour calculer en prenant l’exemple du texte, et la technologie numérique qui repose sur la capacité de l’objet à démontrer une certaine versatilité en accomplissant une tache qui lui désigné avec ou sans humain pour surveiller. L’auteur parle dans le texte de comment la technologie numérique s’est inscrite dans l’histoire de l’ordinateur et rentre tout de meme dans une certaine volonté de retranscrire une altérité. Mais il précise tout de meme que la technologie numérique a tourné la culture occidentale vers une certaine efficacité et compétitivité, la ou la technologie analogue permet une subjectivité de création.

Cette évolution est aussi présente dans la musique. De nos jours l’informatique est largement suffisante pour faire de la musique; l’ordinateur est capable de créer des sons et les artistes s’amusent avec cet outil et joue avec le caractére factice et informatique du son. C’est notamment le cas de l’album ISAM du musicien éléctronique Amon Tobin qui cherhait à imiter des sons qui nous sont familiers tout en mettant l’accent sur la dissonance engendré par l’ordinateur, du à l’impossibilité apparente de reproduire exactement un son d’instrument en dehors du matériel d’enregistrement. On peut aussi parler de la facilité de l’artiste à rejouer des musiques sans difficulté, meme en musique d’ambiance, là ou auparavant il lui fallait rejouer avec un orchestre les musiques qu’il composait.

En résumé on peut dire que cette article éclaire beaucoup les relations homme-machines à travers les bases philosophiques et les précisions techniques. On peut du coup avoir une meilleure appréhension de l’apparition de la musique bruitiste et de la philosophie derrière. Les questions abordées sont nombreuses et on peut notamment se pencher sur l’influence de cette évolution sur les domaines qui ne sont pas mentionnés dans le texte.

Les instruments nés du bruitisme (4)

Le Trautonium de Friedrich Adolf Trautwein.

Le Trautonium fait parti des précurseurs des synthétiseurs. Cest un instrument monophonique de musique électronique créé en 1930. On peut le rapprocher des ondes Martenot, à la différence qu’il n’a pas de clavier, mais un fil de résistance sur une barre en acier avec des repères comme un piano, pour l’échelle chromatique. Selon l’endroit où le musicien presse le fil contre la barre, c’est-à-dire ferme le circuit électrique, la hauteur de la note sera différente. Ce dispositif permet de réaliser des glissando, des suites de notes continues. Le signal électrique alimente une haut-parleur et permet le son.
Le timbre est modifié par le musicien par des commutateurs et des boutons, comme pour les ondes Martenot.
Une deuxième barre en métal reliée à une pédale permet de moduler le volume des notes.
Le Trautonium est perfectionné en 1952 par le musicien allemand Oskar Sala, le nouvel instrument est nommé le Mixturtrautonium. Celui-ci est utilisé par Sala pour créer les effets sonores de nombreux films et notamment le cri des oiseaux dans « Les Oiseaux » de Hitchcock sorti en 1963.
Plusieurs compositeurs écrivent des pièces pour cet instrument et l’intègrent à des orchestres, tels que Hindemith ou Genzmer.

Les instruments nés du bruitisme (3)

Les Ondes Martenot de Maurice Martenot.

Le violoncelliste Martenot élabore cet instrument à partir de 1918 et le présente en 1928 à l’Opéra de Paris ; il a orienté ses recherches sur les ondes, qui pouvaient être selon lui un ajout important pour la musique. Il est également considéré comme l’un des plus anciens instruments électroniques avec le théremine. Les musiciens jouant des ondes Martenot sont appelés ondistes.
Les ondes sont monodiques, un seul son est produit à la fois. L’onde est nuancée dans son intensité par le musicien avec la main gauche sur le tiroir où se trouve des molettes et des curseurs, tandis que la main droite utilise la bague ou le clavier pour choisir la hauteur de la note émise. Trois diffuseurs complètent l’instrument pour donner différents effets : la palme est un haut-parleur muni de cordes, la résonance ou « timbre d’Espace » possède un système de ressorts et permet au son de se prolonger, enfin, le métallique est un gong qui peut donner des effets orientalisant.
Des compositeurs ont écrit très tôt pour cet instrument, comme Olivier Messiaen, André Jolivet ou Edgar Varèse.

Martenot, suivant les progrès de l’électronique, présente sept modèles successifs de son instrument jusqu’en 1975. Il est très utilisé pour les musique de films, les sons qu’il émet sont représentatifs dans notre esprit d’un moment angoissant, ou l’arrivée d’extra-terrestres par exemple, mais pas seulement, il peut servir de fond et accompagner d’autres instruments.

Un instrument, l’Ondéa, très proche des ondes Martenot, est créé dans les années 90. Le clavier est toujours présent, mais les diffuseurs sont virtuels. De nombreux ondistes s’en servent, mais également des musiciens contemporains comme Jacques Brel, Gorillaz ou Radiohead. Avec l’Ondéa, le système et les sons de l’Onde Martenot sont diffusés à travers le monde, et remis au goût du jour.